Historique de la base Imprimer

Sans piste ni avion, la Base aérienne 901 est née de la reconversion d'un ouvrage de la Ligne Maginot pour répondre à un impératif de défense aérienne.

La période Maginot

Bloc 12 des avants Ouest

Dès 1919, le traité de Versailles, à peine signé, les responsables politiques et militaires de la France songent à mettre le pays à l'abri de nouvelles invasions. Bien protégée par des obstacles naturels au Sud-Est, la France en est dépourvue à l'Est où se concentrent traditionnellement les voies d'invasions. Il est décidé d'y remédier en construisant de gros ouvrages bétonnés au Nord-Est et des petites casemates sur la frontière naturelle du Rhin.

Ainsi née la Ligne Maginot dont les travaux débutent à la fin de 1929.

 

Sortie des soldats français lors de la livraison du Hochwald aux Allemands le 1er juillet 1940 (photographie appartenant au musée Pierre Jost)  

L'un des ouvrages géants de la Ligne, capable d'abriter 1200 hommes, est creusé dans le massif du Hochwald, à proximité du village de Drachenbronn. Construit entre 1929 et 1935, il est le plus puissant d'Alsace et comporte : 11 blocs actifs, des tourelles, des casemates d'infanterie, 3 blocs d'entrée et un fossé anti-char. Malgré les attaques massives de l'aviation allemande, l'ouvrage n'est que très peu endommagé et reste invaincu jusqu'à la fin des hostilités.

Un musée concernant cette époque et, essentiellement la Ligne Maginot, se trouve dans l'enceinte de l'ouvrage du Hochwald.

Installation d'une base radar

En 1946, une étude est lancée concernant la création d'une station radar destinée à couvrir la vallée du Rhin. En 1952, le choix de l'Armée de l'Air se porte sur le site de Drachenbronn qui bénéficie à la fois d'une situation géographique privilégiée et de la capacité de protection exceptionnelle qu'offre l'ouvrage du Hochwald.

Radar 23 cm

Ainsi est née la vocation de "défense aérienne" du site de Drachenbronn. Depuis, la base n'a cessé d'évoluer pour s'adapter aux besoins opérationnels. En 1957, la Station Maître Radar (SMR) 50/921 est mise en service. En 1960, le Groupement de Contrôle Tactique Aérien N°451 (GCTA) est installé. La Base aérienne 901 est créée : elle reprend l'insigne de cette unité.

La station de Drachenbronn est la première en 1964 a être équipée en matétiel "VISU II": premier Système de Transmission et de Recueil des Informations de Défense Aérienne (STRIDA II). De 1963 à 1966, la base participe au système de défense aérienne de l'OTAN avec la mise en place du Centre d'Opérations de Secteur 4, dépendant de la quatrième force aérienne tactique alliée (quatrième ATAF). A partir de 1974, subissant le contrecoup des développements techniques, elle perd la prééminence dans la zone. Une partie des fonctions opérationnelles est transférée au Centre de Détection et de Contrôle 05/902 de Contrexéville.

Crédit photos: Service photo de la BA 901

Des missions multiples

En 1977, la base se voit confier le Centre d'Instruction des Fusiliers Commandos de l'Air (C.I.F.C. 20/301) : cette unité est dissoute le 31 juillet 2000.

En 1984, le Centre de Détection et de Contrôle 05.901 est rénové en matériel VISU IV -STRIDA de quatrième génération. Ainsi il reprend la prééminence dans la Région Aérienne Nord-Est.

En 1994, dans le cadre des restructurations majeures entreprises par l'Armée de l'Air, le Centre Opérationnel de Zone Nord-Est (COZ.NE), implanté depuis 1995 à Drachenbronn, est dissout. La mission de cette unité est reprise par le COZ Nord de Cinq-Mars-La-Pile.

A la même époque, les Eléments Air Français Stationnés en Allemagne sont rattachés à la base. En 1998, le Centre de Coordination et de Sauvetage (C.C.S.) est créé. Il est chargé de rechercher et de sauver des aéronefs, civils ou militaires, en difficulté. Il est constamment en relation avec les préfectures, les gendarmeries et tous les services de secours concernés en cas de crash aérien.

Les traditions

La Base aérienne 901 a eu l'honneur de se voir confier la garde du drapeau de la 38ème Escadre Aérienne de Bombardement. Elle porte depuis le 29 août 1991 le nom " Commandant Jean Dieudonné de Laubier", pilote abattu par la Flak le 14 mai 1940.

Mise à jour le Vendredi, 02 Février 2007 16:49
 
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